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Le fauteuil blanc

  • Le fauteuil blanc

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    Préambule

    - Bonjour. "Le fauteuil blanc", un titre à nouveau bizarre, énigmatique comme dans votre précédant livre. Qu'est-ce qu'un fauteuil peut-il vous inspirer?

    - (Sourires) Peu de choses à priori et tellement de choses si ce fauteuil blanc contient un secret. Si mon roman est une pure fiction et des personnages fictifs, les prénoms, l'environnement et la maison dont il est question, le sont moins. Une maison dans la région de Charleroi, à Jumet. Mais, je répète, les rôles que mes personnages jouent, ne correspondent ni aux prénoms ni à la vie réelle. Ils ne sont repris que pour ma propre facilité d'écriture et ont été prévenus dans ce sens. Leurs situations n'ont rien à voir avec mon histoire. Ils vont en rire quand ils la liront.

    - Il s'agit d'une fiction ou d'une sorte de conte?

    - Une fiction, due à mon imagination, une extrapolation à partir de quelques mots que j'ai appris au sujet de cette maison, dans laquelle j'ai été et qui m'a fait penser à créer un scénario plausible en fonction de l'âge vénérable de ses murs. Une maison de maître, comme on dit chez nous, habitée jadis par des maîtres et des serviteurs. Une maison qui a dû avoir sa propre histoire, ses secrets. Transformée, restaurée, elle se retrouvera, dans une autre vie, achetée par d'autres propriétaires.

    - Un roman historique, alors? 

    - Un roman avec une famille aisée et ses membres qui parfois se déchirent entre eux. Je ne vais pas m'étendre sur le sujet, puisque au moment où je vous réponds, je ne me suis pas encore sorti moi-même de l'écriture. Une fiction, une suite d'événements à la découverte du passé, de la vie d'une mère qui vient de décéder d'une hémorragie foudroyant dont personne ne connait l'origine. Des souvenirs de jeunesse qui reviennent latents au fond de la mémoire de chacun.

    - Vous dites ne pas encore être sorti de l'écriture? L'histoire s'écrit encore?

    - Absolument. L'écriture n'en est pas terminée. Il n'est pas question de faire paraître cette histoire dans un livre papier. C'est un essais publié sur Internet. Je n'ai pas une formation littéraire. La formule de publication choisie sera de sortir l'histoire chapitre par chapitre (parfois plus d'un, en fonction de la longueur) au même rythme hebdomadaire habituel. Un jour, un copain m'a dit, "Tu écris comme tu programmais dans le passé". Pas faux. J'en ai même écrit un billet à l'époque intitulé "Ecrire en analogique ou en numérique".

    - Une histoire liée au numérique?

    - Pas du tout. Je vous parle de cela parce que dans mon métier de l'époque, il y avait deux choses connues d'avance dans un projet: les données à traiter et le but à atteindre. Au milieu, une série de processus à imaginer pour atteindre ce but à l'aide d'un squelette structuré, accolé à un processus créatif. Ici, nous sommes chez l'humain qui n'a rien à voir ce qu'on appelle "numérique". Les personnages se retrouveront dans une bataille à la recherche de leurs propres avantages. La plus grande bataille existentielle reste soi-même, comme disait Douglas Kennedy. 

    - Quant à vos billets hebdomadaires, vous arrêtez leur publication?

    - Partiellement, mais pas complètement. Ces billets habituels viendront s'intercaler avec cette fiction, en fonction de l'actualité dont il ne faut pas se détacher.  

    - Pourriez-vous en ajouter un peu plus au sujet de votre fiction?   

    - A la base, une histoire banale d'héritage dans une famille aisée. Banale parce que la mort fait aussi partie de la vie. Dans toutes les familles avec enfants, on compte les petits sous, pour, souvent, les redistribuer aux suivants dans la course relais de la vie. Une course relais dont je ne peux parler puisque, actuellement, je ne suis sûr que d'une chose: la fin de l'histoire. Si dans le dernier livre de Douglas Kennedy, il n'y avait que "Cinq jours" pour changer de vie, dans le mien, il s'agit plus de retombées historiques, inconnues qui vont jaillir à la figure de ces enfants et s'étaler sur bien plus que cinq jours avec des surprises en cours de route.  

    - Vous nous baladez dans le temps, en quelques sortes? 

    - Oui. Du moins, au départ, comme des bases pour expliquer ce qui va suivre. Je vous baladerai dans l'espace, ensuite comme pourrait le faire un "Blade runner". Aucune anticipation pour les acteurs. Du coup par coup. La mémoire est une arme à double tranchant surtout pour les enfants quand les parents ne sont plus là pour défendre leur volonté, leurs hypothèses et leurs thèses. Pour les successeurs, il ne reste alors que les déductions hasardeuses pour interpréter la vie de leurs parents qui ne sont plus là. Cela va forcer ce qui aurait pu être imaginé pour l'héroïne à voyager dans le passé pour comprendre son présent.

    - Contrairement à vos autres romans, cette fois, vous avez parler d'un lieu qui est proche de votre lieu de résidence et non pas San Francisco ou la France. Est-ce une occasion de revenir aux sources?

    - Pas loin, en effet. En Belgique, mais un lieu complètement inconnu par moi, avant de faire la connaissance de cette maison. 

    - Donc, vous découvrez tout, même votre propre pays par la même occasion? 

    - En effet. Ce fut une découverte. Mais, nous n'y resterons pas. Considérez la maison qui contient ce fauteuil blanc comme un pied à terre, qu'il devient une rampe de lancement tout azimut à la découverte du passé qui se projette sur le futur.

    - Vous parliez de famille aisée, l'argent joue-t-il un jeu important dans votre histoire? Est-il une suite ou un cas de ce qu'on a pu lire dans votre précédent article sur les très riches?

    - Non, le lien avec cet article est une coïncidence. Mais, c'est vrai, l'argent joue presque le rôle central. Sans lui, rien ne se serait passé de la sorte. Il ne s'agit pas de très riches. Ici, la richesse a été construite pendant le temps d'une génération. Souvent, cette richesse fructifie lors de la génération suivante, avant, de fondre dans la troisième. L'argent sera seulement contrarié par l'amour, par une héroïne qui ne voit pas les choses de la même façon que ses aînés.

    - Une héroïne que vous allez suivre comme un fil rouge? 

    - Oui. Mon héroïne est la fille d'un deuxième lit. Elle a deux demi-frères du premier. Il y a aura seulement parfois des voies parallèles qui s'y immisceront. Les femmes ne sont-elles pas plus courageuses et plus curieuses que les hommes? (Sourire) La faiblesse et la jeunesse de mon héroïne, sa gène du début, vont se transformer en force. À compter de la minute qui scelle la rupture avec sa mère, tout va s'enchaîner dans une envie de savoir ce qui s'est réellement passé alors qu'elle n'avait pas connu son père. Une éternité n'est-elle pas faites de coïncidences et d'anecdotes qui prennent le temps qu'elles veulent? (Rires)

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